
« La violence faite aux femmes ne connaît aucune limite géographique, culturelle ou linguistique, quel que soit leur niveau de revenu. Toutefois, pour plusieurs femmes, la pauvreté ajoute une autre dimension à leur douleur et à leurs souffrances résultant de la violence. La pauvreté limite les choix et l’accès aux moyens de se protéger et d’échapper à la violence. Cela veut aussi dire qu’il y a plus d’entraves à l’utilisation des services et des programmes qui pourraient aider. » [34] Les relations de violence ont des répercussions sur la santé physique, psychologique, spirituelle et économique des femmes. [36] [35]
L’affiche à droite est tirée de la Campagne mondiale pour la prévention de la violence de l’OMS. Les objectifs de la Campagne consistent à sensibiliser davantage les gens au problème de la violence, à faire ressortir le rôle essentiel que la santé publique peut jouer au chapitre des causes et des conséquences et à encourager l’action à tous les niveaux de la société. Sur l’affiche, le texte rouge indique ce qui suit « Une femme assassinée sur deux est tuée par son conjoint, souvent dans le cadre d’une relation de violence continue. » (Traduction libre)
L’information qui suit provient d’un document intitulé « Défaire les liens entre la pauvreté et la violence faite aux femmes : un guide de ressources. » [34]
Beaucoup de femmes dans des relations abusives ont de l’éducation et des habiletés, mais le traumatisme physique et psychologique qu’elles vivent peut nuire à leur capacité de conserver ou d’obtenir un emploi.
Un tiers des femmes battues rapportent qu’elles ont dû prendre congé des activités quotidiennes (y compris le travail) à cause de l’agression.
En quittant un emploi ou en laissant la maison pour éviter une situation violente, les femmes doivent souvent faire appel à l’aide sociale, réduisant ainsi leur niveau de revenu sous le seuil de pauvreté. [35]
Selon ce que disent les femmes, le manque d’autonomie économique est une des principales causes pour lesquelles elles demeurent dans des situations de violence.
Beaucoup de femmes qui vivent dans la pauvreté ont une moins grande confiance en elles ce qui fait en sorte qu’elles ont plus de difficulté à assumer leur autonomie.
Les femmes ont de la misère à trouver un endroit où vivre lorsqu’elles quittent un refuge en raison du manque de logements abordables. Il arrive ainsi qu’elles retournent dans une situation de violence. [35]
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34. Gurr J, Mailloux L. Défaire les liens entre la pauvreté et la violence faite aux femmes : un guide de ressources. Ottawa, Ont. : Santé Canada, Division de la prévention de la violence familiale; 1996.
35. Mosher J, Evans P, Little M, Morrow E, Boulding J & N VanderPlaats. Walking on Eggshells: Abused Women's Experiences of Ontario's Welfare System. Final Report of Research Findings from the Woman and Abuse Welfare Research Project. Le 5 avril 2004. dawn.thot.net/walking-on-eggshells.htm. Accès le 28 août 2007
36. Staggs, SL, Riger, S. Effects of intimate partner violence on low-income women’s health and employment. The American Journal of Community Psychology. 2005;36:133 45.