Le Conseil canadien de développement social a fait remarquer que la pauvreté s’accompagne souvent de taux plus élevés de mortalité infantile, de problèmes de santé durant l’enfance, de troubles psychosociaux et de décrochage scolaire. Un lien est établi entre le faible revenu et un risque accru de vivre dans un foyer comptant un fumeur, de vivre avec un seul parent, de ne pas déclarer un niveau élevé de soutien social, d’avoir une estime de soi inférieure à la moyenne, d’être un fumeur quotidien, de ne pas avoir un médecin régulier, d’avoir été hospitalisé pour une nuit au cours des 12 derniers mois et d’avoir vu un travailleur social ou un conseiller au cours des 12 derniers mois. [1]
La proportion d’adolescents ayant un médecin régulier diminue de façon importante au fur et à mesure que le revenu de la famille diminue. On s’inquiète aussi du fait que la proportion de jeunes qui ont besoin de soins de santé ou de conseils, mais qui n’en reçoivent pas, est plus élevée dans les groupes à faible revenu que dans ceux dont le revenu est supérieur. Les groupes à faible revenu sont légèrement plus susceptibles de déclarer ne pas avoir vu de professionnels de la santé au cours des 12 derniers mois, mais ceux qui consultent les professionnels de la santé le font à un taux plus élevé que les groupes qui ont un revenu supérieur. [1]
_________________________________
1. Abernathy, T. J., Webster, G., Vermeulen, M. (2002) Relationship Between Poverty and Health Among Adolescents. Adolescence, 37, 145, 55-67.