Contrairement aux jeunes mieux nantis, les jeunes qui sont pauvres sont plus susceptibles de vivre dans des quartiers offrant des milieux physiques et sociaux défavorables et moins susceptibles de tirer profit d’activités externes sociales, récréatives et de développement des habiletés. Le manque de ressources économiques restreint les choix des parents pour ce qui est de l’endroit où vivre et limite leur capacité de payer les frais et le matériel dont ont besoin les jeunes pour participer à des organisations ou des activités de quartier ou scolaires. [1]
Environnement social
Le milieu de vie et familial a une très grande influence sur le développement émotionnel, cognitif et comportemental. [2] Il demeure d’ailleurs une influence importante durant l’adolescence. [3] L’instabilité du milieu familial entraîne un stress aigu pour l’enfant et peut menacer son sentiment de sécurité et sa capacité d’adaptation aux changements plus tard dans la vie. Compte tenu du fait que le développement normal de l’adolescent se caractérise par de très grands changements au niveau du développement physique, des relations sociales, de l’identité, de la sexualité et du comportement, un niveau élevé d’instabilité familiale pourrait être lié à une difficulté accrue de s’adapter à ces transitions et à l’obtention de moins bons résultats dans une variété d’aspects du développement à l’adolescence. [4]
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1. Abernathy, T. J., Webster, G., Vermeulen, M. (2002) Relationship Between Poverty and Health Among Adolescents. Adolescence, 37, 145, 55-67.
2. Vernberg, E. M. (1990). Psychological adjustment and experiences with peers during early adolescence: Reciprocal, incidental, or unidirectional relationships. J. Abnorm. Child Psychol. 18:187-198.
3. Hao, L. (1995). Poverty, public assistance, and children in intact and single-mother families. J. Fam. Econ. Issues 16:181-205.
4. Schubiner, H., Scott, R., et Tzelepis, A. (1993). Exposure to violence among inner-city youth. J. Adolesc. Health 14:214-219.