Si l’emploi a des bienfaits pour la santé, il va sans dire que le chômage y nuit. Invariablement, un lien est établi entre le chômage et la mauvaise santé [5] et des taux de mortalité plus élevés, particulièrement pour ce qui est de la cardiopathie et du suicide. [3] Les femmes sans emploi ont des taux plus élevés d’anxiété et de dépression et évaluent moins favorablement leur état de santé. [3] Une étude en français a indiqué que les hommes au chômage présentaient des taux plus élevés de tabagisme, de consommation d’alcool, d’utilisation de médicaments psychotropes et de dépression que les hommes qui ont un emploi. [6]
Le lien entre le chômage et la santé n’est pas simple. Vous vous demandez peut-être si ce lien peut être expliqué par le fait que les personnes en moins bonne santé sont moins aptes à travailler. Bien que cela soit certes le cas, il existe suffisamment de preuves à l’effet que l’emploi est bénéfique pour la santé et que ces bienfaits sont perdus en l’absence d’un travail rémunéré. [5]
Les répercussions négatives possibles du chômage sur la santé sont illustrées par l’examen d’un cas de perte d’emploi. Examinez le cas suivant.
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3. Association canadienne de santé publique. Board of Directors Discussion Paper. Health Impacts of Social and Economic Conditions: Implications for Public Policy. 2001. Ottawa, Association canadienne de santé publique, Ottawa.
5. Beland, F, Birch, S, Stoddart, G. Unemployment and health: contextual level influences on the production of health in populations. Social Science and Medicine 2002;2033-52.
6. Khlat, M, Sermet, C, Le Pape, A. Increased prevalence of depression, smoking, heavy drinking and use of psycho-active drugs among unemployed men in France. European Journal of Epidemiology 2004;19:445-451.